Ibnou Rochd (Averroes)

plume

Abou el-Walid Ibn Rochd, connu sous le nom d’ AVERROES, né à Cordoue en 1126, philosophe et médecin arabe.

 

Averroès fut grand cadi de Cordoue et de Séville, R. Brunschwig, analysant la Bidaya ‘Début’ le traité d’exégèse juridique d’Averroès. Il observa un strict respect d’une tradition en Orthodoxie.

Ibn Rochd reste fidèle à l’esprit et à la lettre du Coran qui place au-dessus de tous les autres Prophètes ceux qui ont apporté le message de la Loi, tels que Abraham, Moise, Jésus et Mohammad Ibn Abdallah ( que le salut et les bénédictions d’Allah soient sur eux).

Ibn Rochd s’efforce de retrouver les finalités authentiques du message coranique, le message universel occulté par des siècles de traditions régionales, fussent-elles médinoises. Ibn Rochd (Averroès) ne parle vraiment en son nom que dans son Traité décisif sur l’harmonie entre la religion et la philosophie (Kitab fasl al-maqal), avec ses deux annexes : le Damina ‘Appendice’, et le ‘Manahidj el adilla’ qui dénonce les sophismes concernant les fausses interprétations de la foi.

Ibn Rochd marque nettement la différence qui le sépare d’Aristote : le moteur immobile, qui attire vers lui tous les êtres, et qui est pensée de la pensée, n’a rien à voir avec le Dieu du Coran, transcendant et pour Ibn Rochd, puisque le monde existe et que , soumis au devenir, il n’est pas Dieu , il est créé.

Quel est son rapport à Dieu ? D’abord tout appartient à Dieu, en Lui, (à la différence de la connaissance humaine), l’acte de connaître est en même temps l’acte de créer.
Il dit : ‘La connaissance divine est différente de la connaissance humaine : l’existence des êtres est la cause de notre savoir, alors que la connaissance de Dieu est la cause de l’existence des êtres’.

 

Ibn Rochd fut également un éminent médecin, il fut le premier à émettre l’idée fondamentale de l’immunologie. Et Dieu sait, quelle importance occupe de nos jours l’immunologie, pour ne pas dire que tout repose sur elle, dans le domaine médical.

 

Il mourut à Marrakech en 1195. Que Dieu ait son âme.

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