Je m'apelle Zayneb... - L'Union des Organisations Islamiques de France

Je m’apelle Zayneb…

Je m’appelle Zayneb, du haut de mon quart de siècle je m’affaire en cuisine pour que tout soit prêt avant le réveil de mes 2 enfants. J’ai tout organisé, décoré la maison, j’ai même eu le temps de faire quelques crêpes, pour ce qui est des très jolis gâteaux je les ai achetés tout faits (que Dieu récompense ma pâtissière préférée !).

 

Aujourd’hui nous sommes mardi, j’ai pris une journée de congés pour célébrer la naissance de notre bien aimé Prophète, cela n’a pas été très difficile et je me réjouis de cette journée qui s’annonce à nous. Demain c’est mercredi et en famille nous ferons de ce jour un temps de partage, de rappel et d’expression de notre amour, de notre reconnaissance envers Muhammad (PBSL).

 

Je m’appelle Zayneb, du haut de mon quart de siècle, je n’ai pas connu ma maman, Dieu en a voulu ainsi. Et pourtant, il n’est pas un jour, pas un moment de ma vie, pas une peine, pas une joie, pas une larme, pas un rire sans que je ne pense à elle. Et pourtant je n’ai pas connu ma maman…

 

J’ai eu la chance d’être entourée de gens qui eux l’avaient bien connu, alors je les ai écoutés, questionnés, harcelés car je voulais tout savoir d’elle… Aujourd’hui, il m’arrive même de sentir l’odeur de son cou que je n’ai pourtant pas souvent embrassé.

 

Mais Zayneb ! tu délires quel rapport avec cette journée ? (Vous comprendrez qu’il m’arrive souvent de pratiquer l’auto-injonction lorsque mes pensées divaguent un peu trop !)

 

Le rapport il est simple, nous pouvons ressentir de l’amour pour quelqu’un que lorsque nous le connaissons. Comment aimer de tout son être quelqu’un que l’on a jamais vu ?

 

Telle est la mission de chaque musulman et tel est le devoir de chacun d’entre nous, j’allais dire telle est la dette que nous avons à l’égard de notre Prophète (PBSL).

 

Beaucoup pourrais dire qu’il est naturel d’aimer sa maman sans même la connaître mais alors qu’en est-il de celui qui a comblé de bienfaits toute une communauté ?

 

Dieu dit : « le Prophète a plus de droits sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes… » Sourate Les Coalisés 33 :6

 

Qu’en est-il de celui que Dieu considère comme la meilleure des créatures, un exemple de bonté, de clémence. Qu’en est-il de celui qui pouvait éprouver la plus grande des compassions pour nous musulmans ?

 

Qu’en est-il de celui que Dieu définit comme une miséricorde pour l’humanité toute entière ?

 

Qu’en est-il de celui qui implorait le pardon de ses propres détracteurs ?

 

Je m’appelle Zayneb et du haut de mon quart de siècle j’ai compris, il y a bien longtemps grâce à cette épreuve que Dieu m’a envoyée, que l’on pouvait aimer intensément quelqu’un que l’on avait jamais vu mais je sais aussi que l’on ne peut pas aimer quelqu’un que l’on connait pas.

 

Ma mission aujourd’hui, et c’est notre mission à toutes et à tous est de développer cet amour dans les cœurs de tous ceux que je croiserai en ce jour pour Muhammad le meilleur des hommes.

 

Cette mission est simple à accomplir, il vous suffit simplement de marquer une pause dans votre quotidien et de faire de ce jour une fête. Mettre le prophète à l’honneur ne peut se résumer en une journée tant sa dévotion, sa droiture et son comportement sont source d’enseignements.

 

Marquez cette pause, invoquez pour celui qui a tant enduré afin que nous puissions être libres et avertis. Aller à la rencontre de notre prophète c’est goûter à l’expérience de l’amour véritable et ainsi se rapprocher du Créateur. C’est de la connaissance profonde et solide que nait la profondeur des sentiments. Un proverbe japonais dit : l’amour d’un père est plus haut que la montagne et celui de la mère plus profond que l’océan. Pour ce qui est du Prophète rappelons-nous que l’amour qu’il avait pour sa communauté réunit les montagnes, l’océan et tous ce qui est entre les 2. Les sacrifices subis pour que nous soyons musulmans aujourd’hui furent bien au-delà de l’amour de nos parents. A la fin de sa vie, fatigué de ses épreuves, il dit : « je me suis fatigué à force de me soucier des gens. »

 

Nous sommes redevables de cet amour…

 

J’aimerais ensemble que nous puissions nous souvenir que suivre son comportement et son éthique constitue une garantie du bonheur terrestre mais aussi et surtout de la félicité éternelle.

 

Alors voilà en ce jour de Mawlid an-nabawi, célébrons le bonheur d’être musulman. Célébrons l’amour pour notre prophète qui est signe de foi et revêt une récompense divine.

 

Je m’appelle Zayneb, du haut de mon quart de siècle, j’ai besoin comme beaucoup d’êtres humains de formaliser les choses. Et cette journée a cette vocation : prendre conscience de l’amour que j’ai pour mon Prophète mais aussi revivifier son souvenir. Même si je me dis que toute l’année cet amour doit être présent, je me sers de cette journée pour transmettre à mes proches, mes enfants…

 

Je m’appelle Zayneb, du haut de mon quart de siècle, je me souviens qu’un jour, quelqu’un m’a parlé de mon prophète, des proches le connaissait bien alors je les ai écoutés, interrogés, harcelés car je voulais tout savoir de lui. C’est la deuxième fois, que je goutais à l’amour pour quelqu’un que je n’avais jamais vu et cette expérience fut encore bien plus puissante que la deuxième.

 

Charlotte V.D

Pour le Département Famille

Musulmans de France

 

 

 

 

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